Khat et (géo)politique à Djibouti

Note n° 18, Brendon Novel, Octobre 2025

Au mois de novembre 2021, les agents des services frontaliers du Grand Vancouver ont annoncé avoir saisi plus de 2.000 kilos de khat[1], une quantité exceptionnelle pour un stupéfiant interdit au Canada et dans de nombreux autres pays, à l’instar de la France depuis 1957 et de la Chine depuis 2014. Parfois orthographié « qât » ou « tchat », et connu sous le nom scientifique de catha edulis, cet arbuste endémique d’Afrique orientale et du sud de la péninsule arabique est célèbre pour ses feuilles aux propriétés amphétaminiques (bien-être, légers effets stimulants, coupe-faim, etc.). L’essentiel de ses quelques 20 millions de consommateurs à travers le monde se concentre donc dans ces deux régions. À Djibouti – petit État de la Corne de l’Afrique d’un million d’habitants – le khat est légal et jouit d’une si grande popularité qu’il joue un rôle notable dans la vie sociale, économique et politique du pays.

 

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Description : Avion d’Ethiopian Airlines chargeant du khat à Dire Dawa (dans l’est de l’Éthiopie), à destination de Djibouti. Vers 1960. Source : Wikimedia Commons.

 

L’ancrage multidimensionnel de cette plante et la sociabilité qui accompagne sa pratique ont toutefois, selon ses détracteurs, des répercussions socio-économiques et sanitaires délétères. Si son commerce génère une manne financière importante pour le régime en place et pour de nombreux Djiboutiens et Djiboutiennes, beaucoup d’entre eux – notamment les plus précaires – y consacrent une grande part de leurs revenus. En outre, le khat apparait comme un outil de contrôle social et politique, et ce depuis la période coloniale. Enfin, son commerce est devenu un enjeu des relations de Djibouti avec son voisin éthiopien où pousse l’essentiel du khat consommé.

Une pratique sociale 

« Tu veux brouter ? Ce que tu vas faire c’est : acheter du khat, une bouteille de Coca et un paquet de cigarettes ». J’ai souvent reçu ce conseil lors de mes séjours à Djibouti. Si ce cocktail a de quoi surprendre, il est toutefois très répandu. L’amertume des feuilles mastiquées – qu’on garde en boule dans un coin de la bouche – incite en effet les « brouteurs » (le sobriquet donné à ses adeptes) à fumer et à boire d’importantes quantités de soda.

Dans une étude de la Banque mondiale menée à Djibouti en 2011, 43,7 % des hommes et 13,6 % des femmes interrogés déclarent khater. Si la pratique a longtemps été masculine, elle augmente chez les femmes. Bien que le stupéfiant soit répandu dans l’ensemble des milieux sociaux, le khatteur type est « un individu de sexe masculin, monogame, chômeur, habitant dans les districts de l’intérieur du pays […] âgé entre 18 et 25 ans […] il dépenserait environ […] 42% de son revenu sur le khat et consacrerait en moyenne 7 heures/jour à [s]a consommation[2] ».

Pour certains, le khat « fige[3] » toute vie sociale. D’autres le considèrent au contraire comme un facteur de cohésion et d’inclusion[4]. À chaque début d’après-midi, le même scénario se répète : les consommateurs se pressent vers les nombreux points de vente de la capitale – qui concentre les ¾ de la population du pays – pour se procurer une « botte » à quelques centaines de francs (quelques euros) dont ils chiquent ensuite les feuilles de longues heures durant, parfois jusque tard dans la nuit. Cette pratique récréative peut être solitaire, mais beaucoup de khatteurs se réunissent dans des salons collectifs – les « mabrazes » – qui servent alors d’espaces d’échanges et de réseautage, à mi-chemin entre sphère publique et sphère privée. Ce faisant, ces lieux contribuent à une forme de fluidification des rapports sociaux[5]. Dans son roman Les enfants du khat, l’autrice djiboutienne Mouna-Hodan Ahmed en fait une description aux accents poétiques :

« Le mabraze supplante l’arbre à palabres, le siège du parti politique : c’est une administration parallèle où les avis électoraux se sondent, les promotions se décident dans la fumée et l’euphorie, les amitiés et les inimitiés se font et se défont, les faveurs de toutes natures s’accordent mais peuvent toujours s’évaporer avec la fumée et la sueur. Les mariages s’y nouent ainsi que les contrats de transactions importantes[6] ».

 

 

Le khat ne fait pas l’objet d’un contrôle international particulier, et son commerce reste par exemple autorisé dans une dizaine de pays de l’Union européenne. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le considère toutefois comme un stupéfiant susceptible d’engendrer un risque de dépendance. Si ses effets naturels sont jugés relativement modérés, il n’en demeure pas moins addictif, au point où certains disent ne plus pouvoir s’en passer. « Démon de midi », « hameçon » ou encore « plaisir égoïste » sont autant de qualificatifs que lui associent consommateurs et détracteurs[7]. À Djibouti, l’application mobile de livraison à domicile « Fast Khat » a même été créée en 2022 pour répondre le plus rapidement possible aux besoins des consommateurs et consommatrices de la capitale[8].

 

L’économie du khat

Sur le plan économique, deux paradoxes sont à retenir. Le premier découle de la place essentielle du khat dans l’économie et pour le trésor public djiboutien alors que sa consommation a, en même temps, des conséquences sanitaires couteuses qui grèverait la productivité de la population. En 2009, le khat représentait déjà 15% des recettes fiscales[9]. La voie légale de son commerce est assurée sur des importateurs privés et par la Société Générale d’Importation de Khat (SOGIK) qui en a longtemps eu le monopole. Cette société, à capitaux privés, a été fondée dans les années 1960 et est aujourd’hui dirigée par des proches du pouvoir[10].

Malgré les revenus qui en sont tirés, le khat est souvent vu comme un frein au développement du pays. Néanmoins, il faut d’abord considérer sa consommation – notamment quand elle est excessive et quotidienne – comme une conséquence de circonstances économiques particulièrement rudes et d’un marché du travail verrouillé. À Djibouti, le chômage touche 76 % des actifs âgés de 15 à 24 ans, un des niveaux les plus élevés du continent africain[11]. À noter que cette tranche d’âge correspond exactement à celle du khatteur moyen établie par la Banque mondiale. En outre, beaucoup de consommateurs disent avoir besoin de khat pour vivre et travailler dans des conditions parfois difficiles. Car, malgré ses effets indésirables (insomnie, anorexie, paranoïa, etc.), il agit également comme antidouleur et antidépresseur.

Deuxième paradoxe : le khat est une source de revenus essentielle pour de nombreux Djiboutiens et Djiboutiennes, mais beaucoup d’entre eux y consacrent aussi une part substantielle de leurs salaires. Premier secteur informel du pays, il emploie des milliers d’individus, dont 2.000 revendeuses au détail[12]. Les périodes de pénurie de khat révèlent son importance économique. Par exemple, en 2019, les représentants de la communauté d’Ali Sabieh – une ville proche de la frontière avec l’Éthiopie – se sont opposés à une interdiction temporaire d’importation de khat éthiopien, soulignant ses conséquences économiques dévastatrices « sur la vie de nombreux ménages[13] ».

En même temps, de nombreux foyers souffrent de l’argent qui lui est consacré, entre 20% et 40% du budget des ménages, souvent au détriment d’autres dépenses (santé, logement, alimentation, éducation). À Djibouti, 22,5% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La moyenne mondiale est de 10%.

 

L’opium du peuple[14] ?

Le gouvernement est régulièrement accusé – notamment par l’opposition[15] – de faire du khat un outil au service de l’apathie politique. Dans un contexte de chômage chronique, de précarité et de lassitude généralisée, la distribution de « salade » (l’un des nombreux surnoms donnés au khat) agit en effet comme un instrument au service de la paix sociale[16]. Dans une biographie élogieuse du président Ismaël Omar Guelleh, l’auteur le décrit lui-même comme un adepte du stupéfiant, avant de préciser qu’il n’est toutefois pas un « gros consommateur ». L’auteur parle aussi du khat comme d’un « argument électoral » et ajoute : « Le candidat qui a la réputation de distribuer la botte magique est au moins assuré de faire le plein pour ses meetings électoraux[17] ». Boycottées par l’opposition, les élections de 2021 ont accordé 97,30% des voix au président sortant Ismaël Omar Guelleh – son plus haut score depuis son arrivée au pouvoir en 1999. Il envisagerait d’ailleurs de briguer un sixième mandat lors des prochaines élections prévues en avril 2026[18].

Notons que ces accusations d’instrumentalisation politique sont antérieures à l’indépendance du pays de la France en 1977. Le premier président djiboutien Hassan Gouled Aptidon (au pouvoir de 1977 à 1999) accusait déjà l’administration française de laisser la population s’adonner à la consommation de khat afin de favoriser un état de « narcose[19] » qui la rende indifférente et inoffensive au pouvoir colonial. À titre d’exemple, les pages du quotidien Le Réveil – hebdomadaire porte-voix de l’administration française – n’ont jamais daigné évoquer les aspects appauvrissants et de tranquillisant social[20] d’un stupéfiant pourtant largement répandu. Au début des années 1970, près de 28% de la masse totale des salaires lui était déjà consacrée[21].

Un mois après l’indépendance du pays, un décret présidentiel du 2 août 1977 interdit le khat « à titre provisoire[22] ». Face à la pression populaire, au manque à gagner, et à la prolifération de la contrebande, l’interdiction est levée le 4 décembre de la même année[23].

Aujourd’hui, l’importance économique et politique du khat pour le pouvoir explique en partie l’absence de prévention. Le rapport de la Banque mondiale de 2011 constate en effet le manque de politiques publiques, d’activités de sensibilisation et plus globalement d’un « débat officiel sur la consommation de khat[24] ». Ce même rapport ajoute sobrement : « Face [au] dilemme entre recettes fiscales et impact sur le bien-être de la population, les choix politiques du gouvernement en matière de consommation du khat ne sont pas clairs[25] ». Dans un documentaire réalisé sur le sujet par France 24 en 2017, un médecin djiboutien dresse un constat bien plus tranché :

« Je pense que le gouvernement pense surtout à sa pérennité plutôt qu’à l’intérêt de la population sur le plan sanitaire […] on continue à déverser le khat sur la population et on procède à un endormissement social large de la population qui, de ce fait, ne pose pas de problèmes politiques aux gouvernants[26] ».

 

« Tu sais cousin, ça khate le matin ! »

L’avènement progressif du multipartisme à Djibouti dans les années 1990 a permis la multiplication (temporaire) des journaux au ton parfois critique et sarcastique, notamment au sujet de la consommation de khat et de son instrumentalisation politique. Les dessins de presse de l’époque – désormais disparus – faisaient alors régulièrement écho à ce qu’ils jugeaient être une mauvaise habitude. En 2001, un journaliste dresse le portrait de « l’homo khatus djiboutois » du « troisième millénaire », nouvellement connecté à internet et prêt à « faire de la terre un Mabraze planétaire ». Avec sarcasme, il fait le constat suivant : « Khater dès le matin, au petit matin ! : telle est la nouvelle vérité prêchée[27] ».

 

 

 

Aujourd’hui, le journal d’État La Nation – unique quotidien du pays et organe officiel du pouvoir – traite du khat principalement sous l’angle dépolitisé des saisies de contrebande, et plus rarement dans une perspective sanitaire ou sociétale. Les quelques articles qui y font échos tendent à stigmatiser les consommateurs plutôt qu’à interroger les raisons qui sous-tendent la forte demande en khat et son instrumentalisation.

Le khat y est alors considéré comme un « fléau social […] souvent à l’origine de l’éclaboussement des familles[28] » comme chez Moumina dont le mari est décrit par le journal comme un « brouteur invétéré » adepte du mirqaan (l’effet euphorisant du khat en langue somalie) qui consacre « presque la totalité de son revenu » au stupéfiant[29]. Enfin, le sujet est régulièrement évoqué à l’occasion du mois du Ramadan, parfois décrit comme une période « au cours de laquelle un bon nombre de khateurs se passent de l’herbe verte[30] ». Même si pour d’autres : « Rien ne peut entraver l’éternel rendez-vous avec la plante verte. Pas même le Ramadan[31] ».

 

« Un homme, une botte de khat ! »

La consommation de khat est aussi une thématique récurrente dans la production littéraire djiboutienne. Auteurs et autrices font régulièrement écho aux critiques et problèmes évoqués précédemment, souvent avec sarcasme. Dans Balbala, le célèbre romancier djiboutien Abdourahman Waberi parle de Djibouti comme d’une « République khatière[32] ». Avec l’ironie qui caractérise ses écrits, il y explique « la conception de la démocratie », à savoir : « Un homme, une botte de khat ![33] ». Dans un roman où Djibouti sert de toile de fond sans jamais être nommé, Moussa Souleiman Obsieh évoque la vie d’ouvriers djiboutiens pour qui « Khater était [un] rêve. Khater, un bonheur simple. Khater, [une] raison d’être. Mais khater leur revenait cher. Trop cher. D’où leur credo : vivre pour khater quoi qu’il arrive[34] ».

« Sa majesté le khat » ou « sa Majesté d’Afrique de l’Est[35] » – pour reprendre l’expression du célèbre écrivain djiboutien Chehem Watta – est régulièrement associée à la déchéance, notamment des jeunes. Le personnage principal d’une nouvelle d’Ibrahim Dini Aléo décrit ses amis comme des « accros au khat [qui] ne sembl[ent] vivre que pour mâchouiller cette plante de malheur qui consum[e] leur jeunesse[36] ». De son côté, l’héroïne du roman de Mouna-Hodan Ahmed fait écho à l’une des contradictions évoquées plus tôt. Elle parle de sa mère « la vendeuse de khat, [le] vecteur le plus virulent de cette destruction sociale qui ronge nos bases. Et pourtant, c’est en même temps notre source nourricière—paradoxe ![37] ».

 

Djibouti-Éthiopie : géopolitique du khat

Au mois d’octobre 2022, dans la ville d’Ali Sabieh, proche de l’Éthiopie, les étals de khat du centre-ville sont particulièrement bien approvisionnés. De nombreux Djiboutiens affluent depuis la capitale pour y acheter quelques bottes, malgré les trois heures de route nécessaires pour effectuer l’aller-retour. La ville de Djibouti manque en effet de ce stimulant en raison d’une interdiction de son importation depuis l’Éthiopie (le principal producteur) décrétée par les autorités djiboutiennes. Proche de la frontière éthiopienne, la ville d’Ali Sabieh peut s’assurer d’un accès en khat de contrebande, mais sa diffusion sur le reste du territoire – y compris dans la capitale – est rendue complexe du fait des nombreux contrôles routiers.

Ces quelques jours de pénurie – dont j’ai été témoin sans toutefois en retrouver de traces dans les médias – font écho à une décision controversée prise quelques mois plus tôt par le gouvernement éthiopien de doubler le prix du kilo de khat (de $5 à $10)[38]. Le contexte post-pandémique et inflationniste suite à l’invasion de l’Ukraine, auquel s’est ajoutée la guerre civile au Tigré (2020-2022) dans le nord du pays, a poussé les autorités éthiopiennes à chercher de nouveaux revenus. Elles ont ainsi décidé de soumettre Djibouti à une augmentation des prix de fruits, de légumes et du khat[39]. Cette initiative a évidemment été mal accueillie à Djibouti dont les importations quotidiennes de feuilles de khat sont estimées entre 10 et 15 tonnes quotidiennes. Elles doivent en effet être consommées sous 24 à 48 heures après leur récolte avant que leurs principes actifs ne s’estompent.

En réaction, Djibouti a décidé de suspendre les importations de tous les produits touchés par la hausse des prix. Le gouvernement éthiopien a finalement fait marche arrière. En contrepartie, Djibouti – également en quête de devises – a accepté de reporter une hausse des frais d’utilisation de ses ports[40]. L’Éthiopie dépend en effet des infrastructures portuaires djiboutiennes pour la quasi-intégralité de son commerce extérieur. Suite à l’indépendance de l’Érythrée en 1993 et à un conflit qui a opposé les deux pays entre 1998 et 2000, l’Éthiopie a perdu son accès aux ports érythréens et donc à la mer Rouge.

 

 

Une portée régionale et mondiale

 La consommation soulève de nombreux enjeux à Djibouti, mais également dans les pays voisins. La Somalie et le Kenya sont deux autres États particulièrement concernés. Comme l’Éthiopie, le Kenya est un important producteur de khat dont il exporte une grande partie vers la Somalie voisine. Ses feuilles peuvent donc servir de levier diplomatique. Par exemple, un différend politique entre les deux États en 2020 a poussé le gouvernement fédéral somalien à suspendre les importations de khat depuis le Kenya (localement appelé « miraa ») pendant 2 ans alors que le pays en tire d’importants revenus avec plus de 50 tonnes exportées quotidiennement[41].

Enfin, son ancrage économique et culturel rend quasi-impossible son interdiction partout où il est consommé dans la région, même par les acteurs les plus conservateurs. En Somalie, le groupe djihadiste Al-Shabaab – qui contrôle toujours de larges pans de territoires au centre et au sud du pays – a tenté de l’interdire. Il n’y est toutefois pas parvenu, notamment du fait de la pression populaire[42]. Même constat sur la rive voisine, au Yémen, où les militants d’Al-Qaïda ont été contraints par la population qui voit dans cette plante l’un de ses « derniers espaces de liberté[43] ».

Le khat progresse et se banalise dans toute l’Afrique de l’Est, jusque dans le nord de la Tanzanie, en Ouganda et à Madagascar, tandis que les pays du Nord l’ont pour beaucoup interdit. Par exemple, le gouvernement britannique l’a proscrit en 2014. Du fait de l’importante diaspora somalie qui vit en Grande-Bretagne, son interdiction a conduit à un excédent de khat sur le marché somalien et à une baisse des prix[44]. Cet épisode, bien que relativement anecdotique, illustre toutefois la prégnance sociale et culturelle d’une pratique qui s’est s’exportée avec ses diasporas de consommateurs – somalis, kenyans, éthiopiens, etc. – dans le monde entier[45].

Notes

[1] Communiqué de presse, « Des agents des opérations maritimes de l’ASFC du Grand Vancouver saisissent plus de 2000 kg de khat, un stimulant illégal », Agence des services frontaliers du Canada, 26 novembre 2021. https://www.canada.ca/fr/agence-services-frontaliers/nouvelles/2021/11/des-agents-des-operations-maritimes-de-lasfc-du-grand-vancouver-saisissent-plus-de-2000-kg-de-khat-un-stimulant-illegal.html

[2] Banque Mondiale, « Comprendre la dynamique du khat à Djibouti: Aspects sociaux, économiques et de santé » (Banque Mondiale, mai 2011), 9‑10.

[3] Alain Gascon, « Drogue et développement : le tchat, « l’or vert » de l’Éthiopie », dans Vivre avec les Drogues, éd. par Alessandro Stella et Anne Coppel (Paris: L’Harmattan, 2021), 47.

[4] Banque Mondiale, « Comprendre la dynamique du khat à Djibouti: Aspects sociaux, économiques et de santé » (Banque Mondiale, mai 2011), 13.

[5] Stefano Lorusso Salvatore, « À Paris, enquête sur le trafic du khat, la plante psychotrope prisée dans la Corne de l’Afrique », Jeune Afrique, février 2019, https://www.jeuneafrique.com/735162/societe/a-paris-enquete-sur-le-trafic-du-khat-la-plante-psychotrope-prisee-dans-la-corne-de-lafrique/.

[6] Mouna-Hodan Ahmed, Les enfants du khat (Saint-Maur-des-Fossés: Sépia, 2002), 69.

[7] Mahdi A., « Quand tu nous tiens », Human Village, décembre 2010, https://human-village.org/spip.php?article62.

[8] Toulemonde et Camille Chauvin, « Khat : Djibouti, Éthiopie, Kenya… Un marché euphorique et une arme diplomatique », Jeune Afrique, 14 octobre 2022, https://www.jeuneafrique.com/1384677/politique/khat-djibouti-ethiopie-kenya-un-marche-euphorique-et-une-arme-diplomatique/.

[9] Banque Mondiale, Comprendre la dynamique du khat à Djibouti: Aspects sociaux, économiques et de santé, nos. 62823-DJ (Banque Mondiale, 2011), 14.

[10] Alain Gascon, « Drogue et développement : le tchat, « l’or vert » de l’Éthiopie », dans Vivre avec les Drogues, éd. par Alessandro Stella et Anne Coppel (Paris: L’Harmattan, 2021), 52‑53.

[11] World Bank, Unemployment, youth total (% of total labor force ages 15-24) (modeled ILO estimate), https://data.worldbank.org/indicator/SL.UEM.1524.ZS

[12] Voir Marion Péhée, « Les filles du khat », Mediapart, 11 septembre 2024, https://www.mediapart.fr/journal/international/110924/les-filles-du-khat.

[13] Ali Ladieh, « Tournée de proximité du parti RPP à Ali-Sabieh », La Nation, 16 décembre 2019, https://www.lanation.dj/tournee-de-proximite-du-parti-rpp-a-ali-sabieh/.

[14] Sonia Le Gouriellec, Djibouti: la diplomatie de géant d’un petit État (Villeneuve d’Ascq, France: Presses universitaires de Septentrion, 2020), 137‑38.

[15] Céline Lesourd, « Méditations politiques », dans Puissance khat, Hors collection (Paris: Presses Universitaires de France, 2019), 139.

[16] Elise Barthet, « Election présidentielle à Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh en route pour un cinquième mandat », Le Monde, 8 avril 2021, https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/08/election-presidentielle-a-djibouti-ismail-omar-guelleh-en-route-pour-un-cinquieme-mandat_6076052_3212.html.

[17] Ouazani Chérif, Ismaïl Omar Guelleh : Une histoire de Djibouti (Paris: Jaguar Edition-Conseil, 2016), 69.

[18] « Djibouti: un conseiller du président démissionne et accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution », RFI, 1 octobre 2025, https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251001-djibouti-un-conseiller-du-pr%C3%A9sident-d%C3%A9missionne-et-accuse-le-pouvoir-de-vouloir-modifier-la-constitution.

[19] Céline Lesourd, « Méditations politiques », dans Puissance khat, Hors collection (Paris: Presses Universitaires de France, 2019), 139.

[20] Gascon Alain. Leroux, Rémi. – Le Réveil de Djibouti, 1968-1977. Simple outil de propagande ou véritable reflet d’une société?. In: Cahiers d’études africaines, vol. 39, n°154, 1999. pp. 452-455;

[21] Philippe Oberlé, Afars et Somalis – Le dossier de Djibouti (Présence africaine, 1971).

[22] « LE KHAT EST INTERDIT  » À TITRE PROVISOIRE  » », Le Monde, 3 août 1977, https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/08/03/le-khat-est-interdit-a-titre-provisoire_2877773_1819218.html.

[23] Mahdi A., « Une douce amie éthiopienne, fidèle et attentionnée », Human Village, décembre 2010, https://human-village.org/spip.php?article61.

[24] Banque Mondiale, « Comprendre la dynamique du khat à Djibouti: Aspects sociaux, économiques et de santé » (Banque Mondiale, mai 2011), 15‑16.

[25] Banque Mondiale, « Comprendre la dynamique du khat à Djibouti: Aspects sociaux, économiques et de santé » (Banque Mondiale, mai 2011), 67.

[26] Djibouti sous l’emprise du khat (France 24, 2018), https://www.youtube.com/watch?v=WEpKmCaZPLw.

[27] Nassir/Nasser, « Tu sais cousin, ça khate le matin ! », La Nation, numéro 33, 2001

[28] « Région d’Ali-Sabieh : information et sensibilisation sur les méfaits de la consommation des drogues sur la santé humaine », La Nation, 31 décembre 2019, https://www.lanation.dj/region-dali-sabieh-information-et-sensibilisation-sur-les-mefaits-de-la-consommation-des-drogues-sur-la-sante-humaine/.

[29] Saleh Ibrahim Rayaleh, « Société FAMILLE MONOPARENTALE : Un phénomène grandissant », La Nation, 28 août 2022, https://www.lanation.dj/societe-famille-monoparentale-un-phenomene-grandissant/.

[30] « Ramadan 2019 : Une vie au ralenti », La Nation, 14 mai 2019, https://www.lanation.dj/ramadan-2019-une-vie-au-ralenti/.

[31] IOH, « Le Ramadan et ses effets sur le quotidien des Djiboutiens », La Nation, 21 mai 2019, https://www.lanation.dj/le-ramadan-et-ses-effets-sur-le-quotidien-des-djiboutiens/.

[32] Abdourahman Waberi, Balbala (Paris: Gallimard, 1997), 187.

[33] Abdourahman Waberi, Balbala (Paris: Gallimard, 1997), 179.

[34] Moussa Souleiman Obsieh, Les Transhumants de Saharla, Les Éditions du Net (St-Ouen, 2018), 16.

[35] Chehem Watta, Rimbaud L’Africain, Diseur de silence (Paris: L’Harmattan, 2012), 71.

[36] Ibrahim Dini Aléo, « Malheur aux trousses », dans Errances, Recueil de nouvelles, éd. par Isman Omar Houssein (Saint-Denis: Edilivre, 2019), 63.

[37] Mouna-Hodan Ahmed, Les enfants du khat (Saint-Maur-des-Fossés: Sépia, 2002), 22.

[38] Mustafe M. Abdi, « Fixing the Price: The Politics of the Khat Trade Between Ethiopia and Somaliland » (Rift Valley Institute / XCEPT, novembre 2022).

[39] « DJIBOUTI/ÉTHIOPIE : Entre Addis et Djibouti, la guerre du khat – 23/06/2022 », Africa Intelligence, 23 juin 2022, https://www.africaintelligence.fr/afrique-est-et-corne/2022/06/23/entre-addis-et-djibouti-la-guerre-du-khat,109794113-art.

[40] « Retour aux tarifs antérieurs pour les fruits, les légumes et le khat », Human Village, juillet 2022, https://human-village.org/spip.php?article1414.

[41] « Kenya to restart khat exports to Somalia after two years », Africanews, 10 juin 2022, https://www.africanews.com/2022/06/10/kenya-to-restart-khat-exports-to-somalia-after-two-years/.

[42] Mohamed Olad Hassan, « Somali Ban on Popular Narcotic Takes Effect », Voice of America, 7 septembre 2016, https://www.voanews.com/a/somali-ban-on-popular-narcotic-takes-effect/3497237.html.

[43] Jean-Pierre Filiu, « Une passion yéménite », dans Stupéfiant Moyen-Orient, Une histoire de drogue, de pouvoir et de société (Paris: Seuil, 2023), 168.

[44] Abdi Sheikh, « How Britain’s ban on khat created a supply glut in Somalia », The Independent, 27 août 2014, https://www.independent.co.uk/news/world/africa/how-britain-s-ban-on-khat-created-a-supply-glut-in-somalia-9695247.html.

[45] Céline Lesourd, « Sur les chemins globalisés du khat, cette « amphétamine » de la Corne de l’Afrique », The Conversation, 20 juin 2019, https://doi.org/10.64628/AAK.7qcwftskj.

L’auteur:

Brendon Novel, candidat au doctorat, Département de science politique, UdeM

Ce contenu a été mis à jour le 20 février 2026 à 9h53.

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